APELA

Association Pour l'Étude des Littératures Africaines

Archive for mars, 2014

21 mars
0Comments

Sommaire du n°36 (2013)

Littératures et migrations transafricaines
(Catherine Mazauric & Alioune Sow)

« Une riposte, aussi belle soit-elle, n’efface pas une diatribe ! ».
La migration du « retour » au Sahara occidental au prisme d
e la poésie politique sahraouie (Sébastien Boulay)

De l’intermédiaire colonial au mémorialiste postcolonial.
Les fonctions du déplacement géographique dans les mémoires d’Amadou Hampâté Bâ (Claire Ducournau)

Un retour attendu, ou les migrations d’Omenuko dans le roman de Pita Nwana (Françoise Ugochukwu)

Les descendants d’Afri Kara à la recherche de la terre promise : mythe fondateur fang-boulou-beti (Marie-Rose Abomo-Maurin)

Kama… de Sando Marteau : la traversée d’un paysage humanitaire (Maëline Le Lay)

Seuils, limites et frontières. Les fureurs de l’histoire dans La Descente aux enfers d’Aloys Misago (Céline Gahungu)

Neighbours de Lília Momplé ou la mise en récit des migrations dans la littérature mozambicaine (Sabrina Medouda)

Varias

Théâtralité de l’urgence. Les Paravents de Jean Genet, L’Homme aux sandales de caoutchouc de Kateb Yacine et Season of Anomy de Wole Soyinka (Jean-Marc Moura)

À propos de…
Critique de la raison nègred’Achille Mbembe

Comptes rendus

21 mars
0Comments

Journées d’études Créteil 2014

favicon

Journées d’études de l’APELA Université Paris-Est Créteil 19 septembre 2014

 

« TRANCHES D’HISTOIRE : Fondations et ruptures, périodes et événements dans l’historiographie des littératures africaines »


Coorganisation : L.I.S. (Lettres, Idées, Savoirs EA 4395) / ECRITURES (EA 3943) / APELA

Organisation pratique : L.I.S. (Lettres, Idées, Savoirs EA 4395)
Comité scientifique : Nathalie Carré / Claire Ducournau / Papa Samba Diop / Pierre Halen

L’histoire littéraire n’a pas souvent été interrogée en tant que pratique critique dans le domaine des littératures africaines. Elle a pourtant été abondamment mise en œuvre, assurant presque à elle seule l’essentiel des approches au temps des pionniers (cf. la première thèse en la matière, de L. Kesteloot, et bien d’autres).
La prédominance de l’approche historique s’est exercée aux dépens d’autres approches (stylistiques, sociologiques, thématiques, psychocritiques, génétiques, philologiques…). Elle s’explique sans doute surtout par la prévalence des rapports entre littérature et histoire, entre texte et société : étant « de l’Afrique » d’une manière ou d’une autre, l’œuvre n’a cessé d’être mise en rapport avec son contexte d’émergence. Cette domination de l’approche historique a-t-elle pour autant conduit à de nombreuses études historiques fouillées, ou a-t-on privilégié les panoramas globaux ? C’est une première question qu’on peut poser.
Plus fondamentalement, s’interroger à propos de l’Histoire revient aussi à poser la question du Temps, concept dont l’appréhension est déterminée par des facteurs sociaux(1) mais aussi culturels (2). Y aurait-il, en la matière, une temporalité – un mode d’historicité – qui serait particulière ? c’est une deuxième question possible.
Cependant, comme l’indique le sous-titre retenu pour ces journées : « fondations et ruptures, périodes et événements », c’est aussi et surtout la pratique même de la narration historique que nous souhaitons interroger, de préférence à partir de perspectives généralisantes, mais sans exclure l’analyse de cas précis.
Une étude comparée des périodisations adoptées par la critique montrerait sans doute que les découpages opérés varient en fonction des corpus envisagés, et, implicitement, en fonction de ce que l’on considère comme relevant de la littérature africaine, selon que l’on prend en considération l’écrit et/ou l’oral, le légitime et/ou le « populaire », ce qui a fait l’objet d’une diffusion internationale et/ou locale, ce qui s’est publié dans telle langue particulière (européenne, arabe ou africaine), etc. A titre d’hypothèse de travail au moins, on peut néanmoins aussi conjecturer que, malgré cette diversité liée aux différents corpus, des vulgates dominantes se sont constituées, favorisant un modèle d’appréhension basé sur l’édition du texte écrit, et confirmant par ailleurs certains partis-pris de départ en vue de définir des auteurs « classiques ». Une histoire littéraire africaine plus ou moins unifiée a-t-elle une pertinence heuristique ? Et, si oui, quelles en seraient les éventuelles spécificités ? Les périodisations les plus couramment adoptées et les « fondations » littéraires que l’on a l’habitude d’isoler ont-elles la valeur générale qu’on leur prête ? Ou seraient-elles justifiées par des impératifs didactiques ou communicationnels, donc par des publics particuliers ? En tant que narration historique, – en l’occurrence, une narration de conflits et de conquêtes pour son « émergence » -, jusqu’à quel point l’historiographie a-t-elle été configurée par le régime narratif de l’épopée ? de l’hagiographie ?
Selon un autre point de vue encore, comment la ou les histoires littéraires africaines s’articulent-elles avec l’histoire politique et sociale, et de quel territoire de référence ? Comment s’articule(nt)-elle(s) aussi avec une histoire littéraire mondiale, mise en avant avec le succès de la World Literature depuis les années 1990 ?
Le débat invite en tout cas à questionner nos routines interprétatives. On peut s’interroger, en particulier, à propos de la notion d' »événement littéraire », née en France au dix-neuvième siècle, au moment où la littérature se constitue en objet autonome : a-t-elle un sens pour les littératures africaines, et dans quel(s) espace(s) géographique(s) de référence ? Certaines dates sont régulièrement brandies comme des « ruptures », s’agissant des « chefs-d’œuvre » du passé ou de la réception de plus en plus médiatique des productions contemporaines : 1968 avec les parutions conjointes d’Ahmadou Kourouma et Yambo Ouologuem, 1986 avec les « nouvelles écritures africaines » (Séwanou Dabla), 1994 comme justifiant la mise en place d’une « écriture préemptive » (Alain-Patrice Nganang), 2007 avec le « manifeste pour une littérature-monde », etc. Mais la multiplication possible des dates (parfois empruntées à une chronologie politique) s’accompagne rarement d’une réflexion sur ce qui constitue un « événement littéraire », et sur ce qui justifie son inscription durable dans une historia. Comment penser et faire vivre, autrement qu’à travers une datation sèche, de tels « points de repère », en étant davantage attentif à l’ensemble des discours qui ont pu favoriser tel événement plutôt que tel autre ? Comment rendre compte des ruptures symboliques introduites par certaines œuvres, volontiers retenues dans de telles mises en récit : ces ruptures reposent-elles sur leur lieu et sur le contexte de leur publication, ou plutôt sur leurs caractéristiques formelles propres ? Y a-t-il eu différents moments dans leur réception, etc. ? Ne masquent-elles pas des tendances perceptibles sur le long terme, des publications plus discrètes, mais moins accessibles sur le marché, qui les nourrissent et les produisent ? Le risque est en effet de figer des habitudes d’interprétation qui obstruent les textes en les obligeant à n’être plus que des illustrations d’un cadrage périodique traditionnel, voire des monuments plus ou moins sacralisés. Comment de tels monuments ont-ils été concrètement édifiés, à travers des actes de réception critique ou médiatique, des rencontres institutionnelles (congrès, conférences, festivals), mais aussi des manifestes, des scandales retentissants (par exemple à travers des affaires de plagiat), ou des parutions orchestrées pour produire un canon littéraire (anthologies, dictionnaires, publications de « classiques », etc.) ?
Une telle démarche devrait ainsi relativiser les découpages admis, tout en suscitant des redécouvertes d’objets et d’enjeux ayant échappé à un travail de scénarisation. Mais c’est bien cette scénarisation qui est au cœur de notre interrogation : comment découpe-t-on l’histoire littéraire ? quelles tranches détermine-t-on ? Comment se définissent les fameux terminus a quo et ad quem, si importants dans les travaux académiques ? Comment établit-on que tel « événement » a constitué une rupture ? Un fondement ? Un « point de repère » ? La notion d' »événement (spécifiquement) littéraire » a-t-elle une pertinence dans le domaine ? On parle très souvent de « première génération », de « pionniers », de « précurseurs », de « fondateurs », d' »héritiers » etc., mais comment construit-on ces « générations », ces moments particuliers où apparaît une innovation ? Pourquoi ce moment-là plutôt qu’un autre ? Pourquoi cette innovation-là plutôt qu’une autre ? Pourquoi telle figure d’auteur est-elle mémorialisée et pas telle autre ? Y a t-il une concurrence entre différents « récits » centrés sur des faits ou sur des figures différentes, et comment un récit l’emporte-t-il sur un autre ? Quelles œuvres sont abandonnées à l’oubli et pourquoi ? Qu’est-ce qui, en définitive, permet de construire un récit « consacré » et des figures (auteurs, œuvres, jugements critiques), en quelque sorte ancestrales, qui ne le sont pas moins ? Que signifie, enfin, la connotation religieuse de mots comme « consacré », « consécration » ?
Bien entendu, notre but n’est pas d’aboutir à un consensus à propos d’un Grand Récit quelconque, ni à propos des « vraies » périodes de l’histoire. Plutôt, il s’agit de prendre de la distance par rapport aux narrations déjà mises en œuvre, de les analyser de manière critique comme autant de constructions discursives et institutionnelles : il y a peut-être, en effet, des périodes qui se dégageront… mais dans l’histoire de la réception critique des littératures africaines, dans l’histoire des histoires, si l’on veut.

Axes :

1) la fabrique de l’histoire littéraire africaine : acteurs, institutions, contextes, modes narratifs
2) l’événement en histoire littéraire africaine : fondations et ruptures, nature autonome ou hétéronome de l’événement, réception et narration
3) l’historiographie des littératures africaines : un état des lieux en fonction des zones d’applicabilité, si possible dans une perspective comparée ; les « périodes » sont-elles les mêmes d’une langue à l’autre, d’un pays à l’autre ?

Les Journées d’études sont ouvertes à tout membre de l’APELA en ordre de cotisation (http://www.apela.fr/apela/devenir-membre/)
Les propositions d’interventions, précisant l’axe choisi, sont à envoyer sous la forme d’un résumé de 1000 signes maximum, accompagnées d’un bref CV (1000 signes) avant le 31 mars 2014 aux adresses suivantes : Nathalie Carré nathalie.carre@gmail.com ; diop@u-pec.fr ; ducournau.claire@gmail.com ; pierre.halen@univ-lorraine.fr.

Le programme définitif sera communiqué autour du 15 juin 2014. L’organisation de cette manifestation ne prendra pas en charge les frais de déplacement et de séjour.

(1) Rezsohazy (Rudolf), Temps social et développement : le rôle des facteurs socio-culturels dans la croissance. Bruxelles : La Renaissance du livre, 1970, 248 p.
(2) Fabian (Johannes), Le Temps et les autres : comment l’anthropologie construit son objet. Traduit de l’anglais par Estelle Henry-Bossonney et Bernard Müller. Avant-propos d’Alban Bensa. Postface de Johannes Fabian. Toulouse : Anacharsis, coll. Essais, 311 p. (Time and the Other, 1983, 2002).

Responsables : Nathalie Carré / Claire Ducournau / Papa Samba Diop / Pierre Halen

Télécharger l’appel à communication au format .pdf :Icon046.ico

Le programme prévisionnel : suivre ce lien

 

21 mars
0Comments

Congrès Dijon (2015)

APPEL à contributions

pour le congrès de l’APELA les 17, 18 et 19 septembre 2015 à l’Université de Bourgogne

Panafricanisme, cosmopolitisme et « afropolitanisme » dans les littératures africaines

Télécharger l’appel à communication au format .pdf :Icon046.ico

Coorganisation : CPTC (Université de Bourgogne)/THALIM (Université Sorbonne Nouvelle)/ APELA
Comité d’organisation : Guillaume Bridet, Virginier Brinker, Sarah Burnautzki et Xavier Garnier

Porté par l’universalisme et l’aspiration à une citoyenneté du monde, le cosmopolitisme est un projet philosophique et politique qu’on peut faire remonter à la Grèce antique mais qui prend toute son importance avec la modernité européenne. Son imbrication idéologique avec le projet colonial, qui s’appuie sur la culturalisation et la racialisation de la vision du monde, le mettra face à la contradiction fondamentale qui l’anime d’emblée entre ouverture à l’autre et penchants impérialistes. A bien des égards, l’argument de la mission civilisatrice du continent africain, qui sert de légitimation à l’entreprise coloniale, est en effet lié à la matrice cosmopolite. En porte-à-faux avec la modernité européenne (se réclamant de son héritage afin de lutter contre la domination de l’Europe), le panafricanisme a pour objectif d’abolir les divisions des pays colonisés par l’affirmation de l’unité culturelle et politique des peuples africains. Mais le projet panafricain n’hérite-t-il pas aussi de la contradiction du cosmopolitisme, lorsqu’il conserve la représentation culturalisée et racialisée du monde ?

La question du cosmopolitisme et du panafricanisme est un enjeu discret mais persistant des littératures africaines coloniales et postcoloniales, et c’est elle que nous voudrions interroger dans ce colloque. Les écrivains qui ont répondu au long du 20e siècle, et jusqu’à aujourd’hui, au projet politique panafricain mettent en jeu de nombreuses stratégies culturelles cosmopolitiques. La nation panafricaine est affirmée comme un monde, un « univers » qui dépasse les frontières nationales ou ethniques et incite à décloisonner les identités. Tantôt l’engagement panafricain est conçu en termes anti-identitaires fondé, comme chez Frantz Fanon, sur l’action politique, tantôt le décloisonnement panafricain passe par l’identification d’un commun sous les différences de surface à l’instar de la vision afrocentriste de l’historien Cheikh Anta Diop. Dans un monde post-colonial et globalisé, Edouard Glissant quant à lui réinvente le projet panafricain sous forme d’une poétique de la relation permettant d’aller au delà des identités culturelles territorialisées.

C’est la question des conditions à la fois esthétiques, sociologiques, politiques et philosophiques des manifestations littéraires du cosmopolitisme au sens large en Afrique qui sera mise en discussion dans ce colloque.

Diverses pistes de réflexion et divers objets sont envisageables :

On pourra analyser la présence d’une dynamique cosmopolitique au sein des textes littéraires qui ont accompagné le projet panafricain depuis le début du 20e siècle. Il s’agira alors d’examiner dans quelle mesure la littérature engage un décentrement africain du cosmopolitisme européen à l’aide de la perspective transnationale du panafricanisme.

L’engagement actuel de nombreux écrivains issus du continent africain en faveur d’une « littérature-monde » peut également être mis en rapport avec la généalogie du cosmopolitisme panafricain. Stratégie symbolique dans une lutte de représentation sur le marché des différences culturelles, la revendication d’une énonciation cosmopolite se distingue de l’engagement panafricain inscrit dans le projet politique des luttes anti-coloniales.

A contrario, il sera possible de s’interroger sur la façon dont s’est parfois opéré le retournement afrocentriste de la rhétorique cosmopolitique à l’intérieur même du mouvement panafricain, comme cela a pu être le cas au sein de mouvements comme la Négritude, le Black Conciousness Mouvement en Afrique du Sud, le Black Nationalism américain ou la Tribu Ka en France.

On s’intéressera aussi à l’« afropolitanisme ». Ce mot-valise, inventé en français1 en 2005 par Achille Mbembe à partir d’une dérivation de l’anglais « cosmopolitanism » met l’accent, non plus sur l’affirmation d’un « monde » africain, mais sur la circulation des mondes au sein et à partir du continent africain. L’enjeu politique de la notion est de résister aux pressions indigénistes et afrocentristes qui travaillent les politiques identitaires en Afrique. L’afropolitanisme nomme aussi une manière d’être au monde et un style de vie qui, dans sa fluidité, esquive l’engagement politique frontal au risque de passer pour une posture superficielle, voire purement commerciale.

On pourra enfin (liste non-limitative), interroger la notion d’« Afropea » apparue au sein de la communauté africaine européenne dans les années 1990. « Lieu immatériel, intérieur où les traditions, les mémoires, les cultures […] s’épousent », l’Afropea est récemment définie par Léonora Miano comme un « terroir mental que se donnent ceux qui ne peuvent faire valoir la souche française ».2 Ainsi, le projet identitaire afropéen et la pensée panafricaniste ont le transnationalisme en partage. Dans son œuvre, elle propose cependant une réflexion critique à propos de l’afrocentrisme en dénonçant les dangers d’une dialectique identitaire substituant une exclusion par une autre.

Le colloque sera l’occasion d’analyser cette manière d’écrire afropolitaine ou afropéenne au prisme du cosmopolitisme et dans ses convergences et ses divergences avec l’engagement littéraire panafricain.

Vos propositions d’articles (de 1000 à 2000 signes maximum) accompagnées de vos coordonnées et de votre affiliation institutionnelle sont à envoyer à Guillaume Bridet (g.bridet@free.fr), Virginie Brinker (virginiebrinker@gmail.com), Sarah Burnautzki (burnautzki@phil.uni-mannheim.de) et Xavier Garnier (xavier.garnier@wanadoo.fr) avant le 31 mai 2014.

Le colloque est ouvert à tout membre de l’APELA à jour de cotisation (http://www.apela.fr/apela/devenir-membre/)

Quelques orientations bibliographiques :

Appiah, Anthony, Ethics in a World of Strangers, New York, Norton, 2006. [traduction française : Pour un nouveau cosmopolitisme, Paris, Odile Jacob, 2008]
Balibar, Étienne : « Toward a diasporic citizen? From internationalism to cosmopolitics », dans Lionnet, Françoise and Shumei Shi (éds.), Creolization of Theory, Durham N.C., Duke University Press, 2011, p. 207-225.
Beck, Ulrich, Der kosmopolitische Blick oder : Krieg ist Frieden, Sukrkamp, 2004 . [traduction française : Qu’est-ce que le cosmopolitisme ?, Paris, Editions Aubier, 2006].
Cheah, Phenget Bruce Robbins (éds.), Cosmopolitics : Thinking and feeling beyond the nation, Minneapolis, Univ. of Minnesota Press, 1998.
Cressent, Armelle, « Cheikh Anta Diop vu de France : épistémologie d’une police des frontières intellectuelles », dans Les Historiens africains et la mondialisation/ African Historians and Globalisation, Actes du 3e congres international des historiens africains (Bamako 2001), Paris, Karthala, 2005, p. 329-344.
De Meyer, Bernard: « L’afropolitanisme en littérature: Le cas de Bessora », dans De Meyer, Bernard, Neil ten Kortenaar (éds), The Changing Face of African Literature/ Les nouveaux visages de la littérature africaine, Amsterdam/New York, Cross/Cultures n° 104, 2009, p. 153-166.
Edwards, Brent Hayes, The practice of diaspora literature, translation, and the rise of Black internationalism, Cambridge, Mass., Harvard Univ. Press, 2003.
Fanon, Frantz, Les Damnés de la Terre, Paris, Editions Maspéro, 1961.
Theo D’haen, David Damrosch, Djelal Kadir, The Routledge Companion to World Literature, London/New York, Routledge, 2012. [Notamment l’article « World Literature and Cosmopolitanism »].
Gilroy, Paul, The Black Atlantic: Modernity and Double Consciousness, Cambridge, Mass., Harvard University Press, 1993.
Glissant, Edouard, Poétique de la Relation. Poétique III, Paris, Gallimard, 1990.
— Philosophie de la relation, Poésie en étendue, Paris, Gallimard, 2009.
Jules-Rosette, Bennetta, Black Paris. The African Writer’s Landscape, Champain, University of Illinois Press,1998.
Keaton, Trica Danielle, T. Denean Sharpley-Whiting and Tyler Stovall, (éds.), Black France / France Noire: The History and Politics of Blackness, Durham, Duke University Press, 2012.
Mangeon, Anthony, La Pensée noire et l’Occident, Cabris, Sulliver, 2010. [notamment, pour le panafricanisme, le chapitre IX : « Des Lumières noires aux nations unies »]
Mbembe, Achille and Sarah Nuttal, Johannesburg. The Elusive Metropolis, Durham, Duke University Press, 2008.
Mbembe, Achille, Sortir de la grande nuit, Paris, La Découverte. Poche, 2010. [notamment le chap. 6 « Circulation des mondes : l’expérience africaine », p. 203-237].
Miano, Léonora, Habiter la frontière, Paris, L’Arche, 2012.
Politique africaine, n° 100, « Cosmopolis de la ville, de l’Afrique et du monde », 2005/4.
Thomas, Dominic, Black France. Colonialism, Immigration, and Transnationalism, Bloomington & Indianapolis, Indiana University Press, 2007.
Thomas Dominic and Nicki Hitchcott (éds.), Francophone Afropean Literatures, Liverpool: LUP, 2014 (forthcoming)
Wa Kabwe-Segatti, Désiré K. et Pierre Halen (dir.), Du nègre bambara au Négropolitain. Les Littératures africaines en contexte transculturel. Textes réunis par Metz. Centre Ecritures, coll. Littératures des mondes contemporains, série Afriques n° 4, 2009.
Wawrzinek, Jennifer and J.K.S. Makhokha (éds.), Negotiating Afropolitanism: Essays on Borders and Spaces in Contemporary African Literature and Folklore, Amsterdam, Rodopi, 2011.

1Cf. un article de Mbembe paru en décembre 2005, dans 2 journaux, l’un camerounais, l’autre sénégalais, puis repris, et toujours disponible, sur Africultures : http://www.africultures.com/php/?nav=article&no=4248

2 Miano, Léonora : Habiter la frontière, Paris, L’Arche, 2012, p. 86.